Relations épistolaires #2

Lettres du chevalier Dragon à sa chère Reine, 36ème jour d’été

Ce jour, il y a eu une rixe. J’en ai ras le bol de soupe de ces gourgandins qui ne font que s’amuser au dépend des autres. Dois-je vraiment supporter ce bruit qui scarifie le silence si doux à mes oreilles ?!
Je m’emporte. Pardonnez ces grognements de chevalier aigri, et embrassez -ou imaginez du moins- le servant gentilhomme que je suis.
J’espère que vous avez passé une bonne journée, et que vos activités furent pleine de réussite, aussi complexes soient-elles que l’augmentation de la valeur chromatique de votre douce peau.
Je n’oublie pas, bien sur, votre travail assidu dans le bassin aquatique, telle la sirène que vous êtes je suis sur de vous voir à votre retour plus belle que jamais.
Je dois l’avouer, vous me manquez terriblement.
Je ne doute pas que son altesse a d’autres choses en tête que les pensées romantiques de son chevalier, mais j’espère qu’elle a, parfois, en regardant par exemple une de ses magnifiques sculptures de reptiles, une petite pensée pour son Dragon protecteur.
J’ai moi-même, entre deux missions (et parfois pendant je l’avoue), de nombreuses pensées pour vous. Si vous me permettez, il faut que je me confesse.
Voyez-vous, je vous imagine parfois rentrée, et dans ma demeure nous ripaillons à votre santé. Mais les moments appétissants font place à des instants plus délicieux encore. Je vous vois rentrer dans ma chambre, votre classe resplendit et déjà plusieurs nobles ont salué votre beauté et votre allure pendant la soirée. Je suis moi-même profondément troublé, et je vous le confie à genoux tandis que vous souriez et me regardez de haut avec toute votre splendeur. N’y a-t-il eu jamais plus belle femme ? Vous vous éclipsez jusqu’au bord du lit ducal, et je vous suis, les yeux plein d’étoiles et ne lachant pas votre regard si pur. C’est là que vous me sussurez que je vous ai manquée, et il ne m’en faut pas plus pour céder à ces mois d’abstinence volontaire.
Je nous vois unis par des baisers, et notre passion l’emporte sur la raison ! Je m’imagine alors ôter vos vêtements, rapidement, sauvagement, puis vous pousser sur le lit. Je sais que vous aimez quand j’agis différemment de mon tempéremment habituel. Je vous brusque et je suis tel une bête sauvage. Alors vous souriez à pleine dent car vous savez que notre manège commence. Je ne prends pas la peine de tout retirer, vous prenant comme si c’était la dernière fois de notre vie -mais je sais que ça ne le sera pas-, et je goute vos seins pendant que vous criez au rythme soutenu de mes coups de taureau.
Et si je dois finir plus tôt que vous, alors sachez que mon corps entier est vôtre et que je n’arrêterai qu’une fois votre jouissance atteinte ! Lorsque votre coït arrive, enfin vous me reprenez dans vos bras et nos regards ne font qu’un. Et je saurai alors que j’ai bien fait d’attendre des mois votre retour, car vous êtes, ma reine, la plus parfaite des créatures de ce monde.
Le papier me manque pour vous exprimer toute ma hâte de vous rejoindre, et ma lettre de demain vous le laissera comprendre.
Votre dévoué serviteur, Florimon, le chevalier Dragon.
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