Relations épistolaires #3

Lettres du chevalier Dragon à sa chère Reine, 37ème jour d’été

Le crépuscule annonce son arrivée et le bilan de cette journée est positif.
Les esprits se sont échauffés jusqu’au déjeuner, tant mes nerfs sont à vif avec les deux petits ducs. Assumer sa famille n’est point facile, et l’on comprend facilement les nombreux ermites qui préfèrent une vie de solitude à l’esclavagisme d’un plus jeune que soi. Vous n’aimeriez pas l’ambiance qui règne ici.
Fort heureusement avec vous à mes côtés nous ne passerions pas notre temps à supporter ces bruyants, et nous apprécierions les longues balades sur le bord de plage, à parler de tout et de rien, main dans la main.
Je nous vois nous arrêter, le soleil devenu orange et le ciel rose, et on s’embrasserait longuement et passionément aux dernières lueurs du jour.
Et comme je suis honnête ma reine, je m’oblige à vous raconter la suite.
J’aimerais vous asseoir alors sur le sable, face à la mer tiède. Nous regarderions longuement les petites vagues s’écraser à nos pieds, et fatalement, nous nous enlacerions.
Qu’il est bon de vous imaginer contre moi, votre souffle chaud sur mon cou. Je vous serrerais fort, par peur de vous perdre à nouveau. Je vous prendrais la tête et plongerais mes yeux dans les votre, ce bel océan gris-vert qui me fascine. Et je vous embrasserais à nouveau, faute de mots.
Je m’excuse d’avance, mais j’ai besoin de dire le fond de ma pensée, et en l’occurence, de mon fantasme.
Je glisserais doucement mes mains sur vos jolies hanches, j’aime tant les tenir. Je lécherais doucement votre cou, puis descendrais avec mon petit organe buccal sur votre poitrine. Faisant fi des convenances dans ce lieu public, je déferais lentement les ficelles de votre vêtement. Qu’il soit le plus beau du monde, aussi bien habillée que vous l’êtes, ce morceau de tissu cache la plus belle des merveilles.
J’aurais alors accès à vos seins. Si doux, si agréables à toucher, à carresser, à tourner autour du bout des doigts puis de la langue. Ha ! Si je pouvais sentir en cet instant cette peau sous mes lèvres, je serais comblé ! Mais je sais être patient. Je vous imagine bien avoir des idées par la tête, et vous mettre à me chevaucher. Mais je n’aurais pas fini avec vous. Je voudrais que ce moment soit parfait. Je vous reposerais lentement sur le sable, et glisserais vers votre bas-ventre.
Mes mains s’amuseraient toujours de vos jolis tétons mais déja ma bouche s’afférerait à défaire le noeud de lacets qui scelleraient le tissu cachant votre intimité. Alors mes lèvres exploratrices s’animeraient et voyageraient entre l’intérieur de vos cuisses si douces et votre fruit défendu,
si beau que j’en aurais les yeux émerveillés. Ma langue irait à la recherche du bouton magique et vous délivrerait de cette attente sensuelle, de cette tension sexuelle qui j’imagine vous habite depuis notre départ. Alors une de mes mains irait aider mon muscle lingual et j’irais alors visiter votre abricot, me rappelant que vous adorez ça. Et quand mes mouvements auront produit la dose de miel opportune, je déciderais de me relever, caressant vos jambes que j’écarterais et souléverais un peu, je ferais mon entrée dans la danse. Alors notre union serait parfaite.
Y penser me donne l’effet d’un coup de foudre et il faut à nouveau que je m’excuse d’avoir de telles pensées et de vous les imposer de la sorte, mais je vous aime trop ma mie, bien trop pour pouvoir le cacher.
Je vous désire bien plus chaque jour, et j’ai hâte de vous retrouver.
Votre dévoué serviteur, Florimon, le chevalier Dragon.
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