Manque

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« Couvrez ce sein que je ne saurais voir ! »

Ou que l’on m’assassine, pourvu que je ne voie plus ce corps et ce visage qui me tue et m’emplie de joie à la voir sourire. Que je sois damné s’il m’est arrivé de la désirer, mais encore ce soir, à l’heure où les bougies s’éteignent à leur tour, dans le fracas des rails et du métal, j’ai envie de la serrer contre moi.
Suis-je à ce point sôt que je la revoie et l’accompagne tandis que mon coeur s’effrite ?

Mes pleurs irriguent les fossés de mon visage creusés par les sourires qui me viennent à l’entendre.
Son parfum me manquait tant. Ah ! Y a-t-il eu un jour plus belle fragrance que cette douceur qui la suit, qui m’ensevelit dans cette tourmente ? J’y plonge volontier, fermant les yeux quelques secondes pour savourer cet instant de salvation.

Quelle cruauté que je m’inflige ! Pourtant je mourrais d’effacer ce souvenir. Elle est si… et si…
Ah ! Je me tais. J’en ai trop dit.

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