JDR – Les personnages que j’exècre.

Nurianieva4*souffle chaud sur le micro*

Hey… C’est Florimon. Comment allez-vous ?

*respiration qui s’intensifie…*

Vous m’avez manqué…

Ce début d’article en mode ASMR. Je kiffe. Mais je vous en parlerai une autre fois de ça…

Tout d’abord, sachez que je publie cet article dans le cadre du concours « Vis ma vie de rôliste » organisé par Infinite RPG. C’est une pub hein ? Mais le projet derrière est génial, je vous encourage à aller lire tous ces articles sur le jeu de rôle. Maintenant que c’est dit, passons au sujet.

« Vis ma vie de rôliste ». Elle en a des bonnes la cheftaine. En gros, la création de personnages dans un jeu de rôle, écrit parce que c’est ma seule « expertise ». Je préviens, je ne serai pas objectif.
Je pouvais parler de tout, des bonnes femmes que je crée et qui m’exaspèrent par leur gentillesse, de ces connards prétentieux qui me ressemblent beaucoup trop, avec leur petit cœur qui est mis en charpie. Par qui ? Ah voilà une bonne question. Passez moi l’expression, mais par des salopes sans fierté qui piétinent celle de votre talentueux rôliste ici présent. Pourquoi est-ce que je parle au pluriel ? Mais parce que j’ai croisé ce genre de personnages des centaines de fois. Plus de dix ans de Forum RP m’ont amené à lire et relire les même personnages, masculins et féminins, qui ont créé un genre à part entière. C’est simple, c’en est devenu tellement habituel que j’ai commencé à créé mes personnages exactement à l’opposé, histoire de donner le change.

Des personnages clichés ? Même pas.

Juste des auteurs avec un besoin un peu malsain de créer des jeunes filles et des jeunes hommes avec une vie bien merdique, histoire de relativiser la leur. Je crois avoir dit que je ne serais pas objectif.
C’en est devenu banal, je peux vous recréer 90% personnages que j’ai détesté de tête.

Beau brun, belle blonde. Il ne se trouve pas spécialement attirant, mais elle sait qu’elle peut plaire. Il l’a déjà fait. Elle est intelligente. Il est bien plus talentueux que son frère ou sa sœur. Ah ! Sa fratrie. Parlons-en. Ou plutôt commençons plus haut. Il y a eu un drame très tôt dans son enfance. Mère décédée, père autoritaire. Il la violait chaque premier dimanche du mois. Ça l’a façonné, cette façon que son père avait de le battre, lui, le plus fragile de ses fils. Alors elle s’est créé un cocon. Une façon de se défendre contre les assauts mentaux et physiques de son paternel. Et bon dieu ça a marché. Elle a rejoint l’élite de son lycée. Mieux, il a créé l’idée même de la hype. Plus en avance que Marty et Barry réunis. Elle a brisé sans aucune retenue le petit cœur de plein de beaux mâle sportifs. Il a défleuré plus de pom-pom girl qu’un régiment de soldats revenant d’Irak. C’est simple, elle est la meilleure dans tout ce qu’elle entreprend. Mais son traumatisme l’a laissé brisé. Alors elle est cruelle. Purement et simplement. Il écrase des rêves d’amis qui tenaient à lui. Elle s’immisce volontairement dans les affaires qui ne la regardent pas et prend un malin plaisir à faire souffrir. Faut le comprendre le pauvre, cette histoire d’inceste avec sa mère, c’est quand même pas rien. Mais elle hésitera pas dès son arrivée dans cette nouvelle école à décrire à quel point son père l’empoignait sauvagement par les cheveux pour jouir profondément en elle. Non, il ne donnera pas autant de détails. Mais elle y fera assez allusion pour que ses nouvelles amies, toutes avec un problème similaire, finissent quand même par trouver qu’elle en fait trop. C’est à dire qu’à part son meilleur ami, avec qui ils ont fait les quatre-cent deux coups, il n’apprécie pas grand monde. Elle les déteste tous même, ce sont seulement des objets. Il n’en oublie pas bien sur qu’il en est là grâce à son adolescence torturée, aux morts de ses proches qui l’ont permis de devenir plus fort. En vérité, elle le remercie son père, elle est le résultat de la cruauté du monde. Alors il jure de briser ce cercle vicieux, et il commence par blesser et utiliser quiconque passe sur son chemin…

Comment ça j’exagère ? Tu n’oserais pas me dire que tu n’as pas croisé sur ce personnage sur CHAQUE forum sur lequel tu t’es inscrit ? Les exceptions confirment toujours la règle. Et celle-ci est la suivante : fais de ton personnage un concentré de perfection, d’histoires tristes et de rancœur. Plus il sera élitiste et plus ce sera agréable de le voir décrire avec cynisme son environnement.

Et bah ça, c’est la raison pour laquelle je fais des pauses de plusieurs mois voire années parfois entre deux périodes de Rôle Play. Parce que cette connerie remplie de non-sens, à fantasmer une vie dont tu ne sais rien, à imaginer le pire pour ton personnage, parce que « c’est super intéressant de voir comment elle va se reconstruire, c’est vraiment génial ce qu’on peut faire par écrit, j’adore raconter que des filles se font violer, ça donne trop envie de vivre après d’imaginer que ça peut nous arriver à nous les filles. Vous trouvez pas ? » Et bien non, petite sotte, ça ne me fait pas bander que de t’imaginer derrière ton écran (et oui, juste pour info, tout le monde sait que tu n’es pas Candice Accola, sorry) en train de te faire violer par ton frère. Et non, je ne prends aucun plaisir à lire comment tu humilies ton ancienne meilleure amie, et oui, tes scènes à la limite du porn lesbien avec une autre clone de toi pourraient être cool, sauf que non, le fait de se mordre et de laisser des traces sur la poitrine de ta copine ne me donne pas vraiment de frissons. Je peux comprendre que toi, tu prennes ton pied. En fait, j’ai envie de dire, tu fais bien ce que tu veux. Par contre, ton perso chiant que la moitié des personnes sur le forum possède également, et bien il m’ennuie. Pour tout te dire, je chie dans le cou de tes clichés. Mais je vais vous expliquer pourquoi je trouve aberrant ces personnages. Dans la vie (la vraie, la pure, la dure, la tatouée), connaissez-vous beaucoup de filles traumatisée ? Bien sur on en a presque tous connue une. D’autres d’avantages, mais pas mal exagéraient les faits. Et c’est triste pour ces filles qui ont vécu des malheurs. Je pense pas que ces jeunes femmes aimeraient que tu aies vécu la même chose qu’elles. De plus, c’est pas hyper joyeux de lire ta merde. En fait je viens pas jouer pour me rappeler que y’a des drames dans la vie. A longueur de temps. Non je viens pour m’évader, pour créer mon univers. Et dans celui-ci, y’a pas des dizaines de jeunes filles vivant au même endroit et qui ont eu une enfance et une adolescence triste.

Pour compenser tout ça, tous mes personnages ont eu la vie que j’ai eue moi, heureuse et pleine de bons souvenirs. Est-ce que ça en fait des personnages chiants et inintéressants ? A vous de me le dire…

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