Beautiful Days

Lejourseleve_small
Le Quart de siècle. C’est quelque chose quand même.
Par exemple, j’ai quatre fois moins d’années vécues que les centenaires, ce qui me laisse imaginer de bien belles choses, par centaines, dans les 75 prochaines années. Je me vois dans ma voiture Google se conduisant toute seule, avec mon casque VR connecté au reste de mes vêtements qui me laissera penser que je suis un astronaute en train de jouer dans le dernier film de SF.
Le futur, je l’attends de pied ferme.

Oui cet article est positif, parce que cette année a été géniale.
J’ai voyagé, j’ai vécu quelques expériences professionnelles, j’ai trouvé un travail qui me plaisait, on m’a fait confiance, j’ai pu m’améliorer dans plusieurs domaines, j’ai écrit un second roman, une fille merveilleuse a bien voulu de moi.

Cet article ne sera pas bien long, car vous le savez maintenant, l’inspiration n’est pas là quand je suis joyeux, et on ne va surement pas me le reprocher ! Je vous occuperai moins de temps, et vous pourrez retourner à vos nombreuses activités du week end.
Le quart de siècle, il me fait sourire et croquer la vie. (A pleine dent hein, je suis pas vegan)

Merci

NaNoWriMo 2015

CampNaNo-2015Hello tout le monde !

Vous le savez, quand je poste pas, c’est que je vais super bien.
Et en effet tout roule pour moi en ce moment. J’ai du taff (deux même), une super petite amie, j’écris, j’ai des amis présents. Tutto bene !

Je décrirais dans les prochains jours ce que c’est, mais pour faire simple, comme en janvier, je vais commencer le NaNoWriMo, c’est à dire l’écriture d’un roman en un mois. J’avais réussi celui que je m’étais lancé en janvier, il est grand temps de rentrer dans cette immense cour internationale qui le fait chaque année.

Pour vous rendre compte de mon avancée, voici un petit compteur. Objectif 50 000 mots !

Bref.


Dans la vie, au début on naît, à la fin on meurt. Entre les deux j’écris.

Je ne comptais pas aller à la fête de la musique.

A chaque fois que j’y vais, je me retrouve :
Dans le métro pendant des heures avec des mecs déjà bourrés,
A suivre un groupe pour pas me retrouver tout seul,
A écouter de la musique que je n’aime pas,
A rentrer seul avant tout le monde car je m’ennuie.

Un pote m’appelle, me propose un p’tit truc.
En fait, il avait prévu un gros truc.

On se retrouve sur un bord de quais avec :
De l’alcool,
Des inconnus,
L’odeur de la seine,
Mon ex avec son nouveau mec,
La police qui nous demande de bouger,
Et elle.

Je l’ai déjà rencontrée, elle est jolie, drôle et j’suis célibataire.
On finit la soirée chez elle avec les autres, le courant passe bien, je décide de la revoir.

J’avais remarqué depuis le collège que les filles aimaient :
Les sportifs,
Les mecs qui se foutaient d’elles,
Les gars qui draguaient tout ce qui bougeait,
Les fumeurs et Les beaux gosses.
J’étais :
Geek,
Gentil,
Timide,
Je ne fumais pas et j’avais une calvitie naissante.
Bref, j’avais toutes mes chances.

Elle accepte de me revoir, une, deux, trois soirées.
On LE fait plusieurs fois.
Gagné !

Fini :
Les soirées seul sur un jeu,
La solitude de l’hiver,
Les films tout seul au fond de son lit,
La masturbation cinq fois par jour.

J’suis heureux et on se voit autant qu’on le peut.
Une, deux, trois fois par semaine.
C’est le bonheur.

Mais les bonnes choses sont les plus courtes.
Elle pleure,
Se met en colère,
Ne supporte plus notre relation,
Décide de casser.

J’ai fait le con.
Depuis je suis toujours seul,
Je pense toujours à elle et j’ai plus de sopalin.

Bref, je suis célibataire.

Chroniques d’un rôliste #1

[Forum : Reeborn.
Elisabeth est une jeune femme d’une vingtaine d’années. Elle a été kidnappée lors d’une attaque où les mystérieux ennemis capturent les potentiels futurs Héros. Six mois se sont écoulés depuis sa capture.]


Elisabeth relève la tête et ses cheveux se collent à son visage. Sa sueur coule abondamment sur ses seins et ses lèvres entre-ouvertes laissent échapper un gémissement. Ses mains agrippées fermement aux draps qui sont prêts à se déchirer tandis que le lit claque contre le mur en béton de la cellule. Un tohu-bohu incessant qui exacerbe les voisins du secteur 11. Six mois que ces bruits polluent leur sommeil chaque nuit ou presque. Les gémissements excitent les hommes et font jalouser les femmes. Six mois qu’Elisabeth entre dans cette transe où, les yeux levés vers le sommier du lit superposé, elle n’est plus elle-même.

En elle un courant chaud se propage et lui rappelle les fleuves qu’elle parcourrait plus jeune en rafting. Les caresses sur son corps ne sont que le rappel permanent du vent chaud en haut de la tour d’observation du désert du Grand Canyon. Les mouvements entre ses jambes : la course effrénée d’un cheval au galop. Elle pense à ces aventures avec sa sœur où elles courraient pendant des heures en forêt. Cette chaleur et cette fatigue lui rappellent ces moments de sport intensif. Se souvenir de tous ces moments la fait sourir. Les cheveux tirés en arrière, elle sourit béatement à sa vision.

C’est fini. Elle peut se reposer. Au creux de son épaule, elle chuchote et il lui répond en souriant. Elle se sent bien, protégée. Cela fait six mois qu’elle a quitté son niz douillet de Reeborn, mais elle ne le regrette pas. Liz n’est plus la petite fille à son papa, elle a changé. Contre son homme elle peut être qui elle veut. Elle a réussi à faire ce qu’elle avait toujours désiré. Il lui rend son amour au centuple, il l’adore, il la cajole. Elle est son soleil, il lui dit toujours. Il n’est jamais fatigué pour elle, il la comble de bonheur. Elle n’a qu’à se laisser guider, car il ne la rend que plus heureuse chaque jour. Elle ne comprend pas ses amis, ils ne l’apprécient pas trop. Ne voient-ils pas qu’elle est au paradis avec lui ?
Elle lui embrasse l’épaule. Il la serre un peu plus contre lui, il lui baise le front. Puis il descend et lui offre un long et passionné baiser. Elle l’aime tant ! Elle lui rend, il en profite pour lui mordiller sa lèvre. Le goût âcre du fer revient. Il descend et de ses mains habiles il la presse et elle apprécie. Ses bras puissants la soulève et la pose sur le dos. Il part à monts et vallées, il s’aventure en forêt inconnue, découvrir le fruit de Lilith. Il est un as. Elisabeth se raidit et ses yeux s’ouvrent à nouveau alors qu’elle gémit fébrilement. Elle est si bien, il la rend si pleine. Alors commence la danse du serpent et de la cigogne. Elle ferme les yeux d’extase…
Puis ce sont des sentiments plus forts encore qui se libèrent. Elle n’ouvre qu’un œil mais déjà elle le voit, son bel apollon, de toute sa splendeur au dessus d’elle. Ses mains sur ses seins, elle est cambrée pour être le plus apte à le recevoir. Il aime ça. Il en veut plus encore. Ses mains robustes s’agrippent à la poitrine de la belle blonde. Il les tient fermement. Elle exulte et leurs regards se croisant, elle murmure dans un souffle : Laurent…. Il retire sa main de son sein pour lui caresser le visage. Et son autre main vient la gifler. Elle se remet bien malgré elle à le regarder en silence, et satisfait, il laisse apparaître son sourire brillant et intensifie ses vas et viens de tollard. Elle reprend peu à peu du plaisir, et ses gémissements recommencent. Il lui fait tellement du bien, il lui a toujours dit. Il se redresse après l’avoir embrassé, et lui colle une droite franche du poing. Elle crache du sang, et son œil au beurre noir s’obscurcit de nouveau. Elle lâche une larme puis se remet à sourire. ..Merchi… Il se retire et elle va pour l’arrêter quand elle se sent ballotter. Son visage s’enfonce dans l’oreiller, et à genoux, Liz le sent en elle. Le fracas du lit contre le mur rythme à nouveau sa nuit.

Le soleil artificiel de leur nouvelle demeure se lève, et il quitte le lit, exténué. Elle le plaint. En marchant jusqu’au lavabo vétuste, du sang coule de ses phalanges. Elisabeth ne peut pas se lever pour le soigner, elle en pleure de tristesse. Il est sale par sa faute. Il se lave tranquillement les mains. Un garde passe devant la porte de la cellule, ses clefs font un petit cliquetis que les prisonniers affectionnent particulièrement; l’heure des repas approchent. Le soldat ouvre la grille du haut et regarde à l’intérieur de la cellule. Il salue d’un hochet de tête l’amant de la blonde. L’étalon se masse la main et se l’essuie avec une serviette. Le soldat sourit et lui tend le petit déjeuner grâce à une trappe. A l’intérieur, on lui prend et le garde referme tout, il part faire sa tournée. Le donneur de plaisir s’assoie en face du lit superposé. Il attrape un croissant et le mange goulûment, un grand sourire aux lèvres. Puis il se lève et s’avance vers blondie. Sortant du sac de nourriture une seringue au liquide jaunâtre, il fait pénétrer l’aiguille dans le bras de sa compagne. Le liquide se répand et il jette le reste dans la poubelle. Il lui chuchote tendrement à l’oreille : Repose toi bien ce soir. A demain chérie.
Et le voila qui quitte la chambre. Sur le lit, une blonde désarticulée, un pantin sale et recouvert du pêché de l’homme. Un sourire aux lèvres, elle susurre : ..Merci…

Puis la quête journalière de la blonde reprend, depuis six mois la même ritournelle. Elle quitte sa cellule après la sonnerie matinale, va aux douches, s’y assoie, attend que l’eau fasse son effet. Elle se lave, beaucoup, plusieurs fois. Puis elle prend les vêtements jaunes qui font l’apparat de son secteur, et part dans la cours. Elle marche lentement, brisée. Elle marche autour des terrains, seule.

Relations épistolaires #7

Lettres du chevalier Dragon à sa chère Reine, 41ème jour d’été

Bonjour ma mie.
Au moment où vous lisez ces mots, vous me manquez surement plus que les jours précédents. Ces derniers jours, cela a été très difficile pour moi de me concentrer sur mes tâches, et on sait à quel point j’étais occupé.
Depuis plusieurs heures, les combats font rage. D’égo ou réels, je suis obligé de combattre mon propre sang. Mes neveux dont je vous parlais m’ont trahi. Ils ont mis à feu et à sang ma demeurre avant de pendre chacun de mes gens. Ce soir, je prie pour que vous soyiez avec moi.
Avec vous, je sais que cela irait. En attendant votre retour, je frappe épée contre épées. La sueur et les blessures s’accumulent mais je tiens bon. J’ai toujours en tête votre image qui me permet de continuer à lutter, de m’élever, d’atteindre mon sixième sens ! La fatigue pourtant me prend après ces heures d’équitation entre la capitale et mon donjon. Je m’evanouis presque sur mon encrier mais je tiens encore.
Ces six derniers jours m’ont prouvé (bien que je vous l’affirmais avant notre départ) que je tiens bien à vous et personne d’autres, pour votre sourire, votre voix, votre personnalité. J’ai souvent parlé de vous à mes proches. Ma reine, si vous le permettez, j’aimerais vous rendre heureuse. J’y pense chaque matin lorsque je me lance sur le champs de bataille. Vous, ma reine. Vos cheveux aux légers reflets, vos doigts, vos jambes,… Je rêve de vous et si ça doit être ma dernière lettre je voudrais vous crier quelque chose : ATTENDEZ-MOI !!
Je serai bientôt là, avec vous, et nous serons puissants car heureux. Ma reine, un jour je prendrai votre main.
Reposez-vous bien pendant le voyage, et pensez à nous.
Je vous embrasse de tout mon corps.
Votre dévoué serviteur, Florimon, le chevalier Dragon.

Relations épistolaires #6

Lettres du chevalier Dragon à sa chère Reine, 40ème jour d’été

Bonjour ma reine,
J’espère que vous avez bien dormi dans ce lit qui n’est point le votre. J’écris cette lettre à la lueur d’une torche et il se fait tard, j’ai peur d’abimer le papier comme hier par manque de repos.
J’espère que vous allez bien et que votre séjour se passe agréablement. Il me tarde que vous me le racontiez même dans les détails les plus superflus. En attendant ce moment, je vous raconterai comme d’habitude ma journée.
J’ai visité un grand cirque. On y amène les animaux les plus étranges. J’avais déjà vu des gros félins mais jamais de cette taille. Ils étaient beaux. Mais ce qui m’a le plus fasciné, ce sont les sauriens. Un iguane magnifique me tirait la langue, un énorme boa perdait sa peau. C’était chaud et intense, vous auriez aimé. J’ai fait quelques croquis afin que vous les voyiez à votre retour.
Le reste de la journée n’a été que repos, jusqu’a ce que je prenne le cheval et que je parte jusqu’à mon autre demeurre, au pays du cidre et du fromage. Ah! que la capitale me manque. Mon arrivée dans celle-ci signera mon retour à vos côtés ! Comme j’attends ce moment !
Je ne me souviens plus des dates de votre retour. Serait-ce ma dernière lettre ou l’avant dernière. Je m’en fiche. Ce qui m’importe est que vous me lisez toujours un sourire aux lèvres, et que vous pensiez à moi lorsque vous en avez le temps.
Je vous chérie ma mie, et vous embrasse tendrement.
Votre dévoué serviteur, Florimon, le chevalier Dragon.

Relations épistolaires #5

Lettres du chevalier Dragon à sa chère Reine, 39ème jour d’été

Bonjour ma mie,
Je viens de perdre la lettre que je viens de vous écrire. Ma fatigue se mêle à la colère, pourtant je continue d’écrire. Voyez-vous, je tiens à ces lettres autant qu’à vous montrer que je ne vous oublie pas.
C’est au moment de fermer l’enveloppe et de marquer votre adresse que l’encre a recouvert tout le papier. Je me maudits. Je me souviens à peu près de ce que j’avais écrit, mais ça n’a plus la même saveur. Je parlais de retrouvailles rêvées dans vos appartements, et d’un orgasme à deux qui nous faisait dormir des deux oreilles. Malheureusement la scène n’est plus aussi claire sans ma tête. Grand heureusement j’ai une autre image qui me revient.
Vous vous rappelez le portrait que j’ai récupéré de cet artiste qui vous avait dépeint en petite tenue ? Je l’ai contemplé tout à l’heure. Magnifique, j’avoue m’être fait plaisir sur cette peinture qu’on croirait réelle. Vos formes sont tout d’abord magnifiques. Je me vois encore vous saisir les seins pour les embrasser. Quelles merveilles. Ils ont un gout si délicieux, une douceur, une rondeur… Je les aime ma reine. Je rêve d’ailleurs d’un buste à votre effigie. Y repenser me rend plus dur que je ne le pensais, et je crains fort de devoir mettre fin à cette missive avant qu’elle ne se transforme encore en un exhibitionnisme épistolaire. Je préfère garder mes promesses physiques pour nos retrouvailles.
Je vous embrasse fort, comme j’en ai l’habitude. J’espère vous revoir bientôt, profitez de votre séjour.
Votre dévoué serviteur, Florimon, le chevalier Dragon.

Relations épistolaires #4

Lettres du chevalier Dragon à sa chère Reine, 38ème jour d’été

Jamais je n’ai ressenti un tel manque pour votre personne. Je sais que j’utilise souvent des termes élogieux, ou que vous pensez que j’exagère certaines qualités que je vous prête. Mais je jure que je suis le plus honnête gentilhomme que vous connaissez, et vous le savez au fond de vous.
Aussi, si j’affirme n’avoir jamais eu plus grand vide dans ma vie que ce jour, croyez le. Je ne suis pas de ceux qui comblent le manque par un substitut. J’affronte bravement l’ennui et la solitude, et ressors de ces épreuves plus passionné, plus déterminé. À la fin, je serai encore meilleur pour vous.
Ces jours sont tristes et le ciel le sait. La pluie tombe depuis ce matin. J’ai appris que je ne recevrai plus vos missives avant plusieurs jours. Je maudits cette situation. Y a-t-il plus cruel pour un chevalier que d’être éloigné de sa reine ? Le soleil dans toute sa vilainie voudrait-il me signifier que j’ai mérité cette pluie et cette absence ?
À ceci je réponds que je me battrai ! Votre silence n’est pas de votre ressort et je ne vous en veux point. Pire, j’imagine comme il est difficile de ne pas répondre à mes humbles lettres. Je ne saurais vous imiter. J’espère juste que vous recevez mes papiers et qu’ils sont pour vous une preuve de ma fidélité. Ils sont en tout cas pour moi un moyen d’avoir toujours contact avec vous, même à sens unique.
Pour tout dire, je réflechis encore à un moyen de vous faire venir jusqu’à moi d’ici quelques jours. Cela me donne de l’espoir de raccourcir notre séparation. Attendre le jour de mon retour à votre côté est un supplice et je fais tout pour qu’il arrive très vite.
Et comme je n’aime pas finir sur une notre négative, sachez que je pense à vous intensément. Tellement que cela me vide de mes forces plusieurs fois par jour.
J’espère que vous passez de bons moments, et vous embrasse.
Votre dévoué serviteur, Florimon, le chevalier Dragon.

Relations épistolaires #3

Lettres du chevalier Dragon à sa chère Reine, 37ème jour d’été

Le crépuscule annonce son arrivée et le bilan de cette journée est positif.
Les esprits se sont échauffés jusqu’au déjeuner, tant mes nerfs sont à vif avec les deux petits ducs. Assumer sa famille n’est point facile, et l’on comprend facilement les nombreux ermites qui préfèrent une vie de solitude à l’esclavagisme d’un plus jeune que soi. Vous n’aimeriez pas l’ambiance qui règne ici.
Fort heureusement avec vous à mes côtés nous ne passerions pas notre temps à supporter ces bruyants, et nous apprécierions les longues balades sur le bord de plage, à parler de tout et de rien, main dans la main.
Je nous vois nous arrêter, le soleil devenu orange et le ciel rose, et on s’embrasserait longuement et passionément aux dernières lueurs du jour.
Et comme je suis honnête ma reine, je m’oblige à vous raconter la suite.
J’aimerais vous asseoir alors sur le sable, face à la mer tiède. Nous regarderions longuement les petites vagues s’écraser à nos pieds, et fatalement, nous nous enlacerions.
Qu’il est bon de vous imaginer contre moi, votre souffle chaud sur mon cou. Je vous serrerais fort, par peur de vous perdre à nouveau. Je vous prendrais la tête et plongerais mes yeux dans les votre, ce bel océan gris-vert qui me fascine. Et je vous embrasserais à nouveau, faute de mots.
Je m’excuse d’avance, mais j’ai besoin de dire le fond de ma pensée, et en l’occurence, de mon fantasme.
Je glisserais doucement mes mains sur vos jolies hanches, j’aime tant les tenir. Je lécherais doucement votre cou, puis descendrais avec mon petit organe buccal sur votre poitrine. Faisant fi des convenances dans ce lieu public, je déferais lentement les ficelles de votre vêtement. Qu’il soit le plus beau du monde, aussi bien habillée que vous l’êtes, ce morceau de tissu cache la plus belle des merveilles.
J’aurais alors accès à vos seins. Si doux, si agréables à toucher, à carresser, à tourner autour du bout des doigts puis de la langue. Ha ! Si je pouvais sentir en cet instant cette peau sous mes lèvres, je serais comblé ! Mais je sais être patient. Je vous imagine bien avoir des idées par la tête, et vous mettre à me chevaucher. Mais je n’aurais pas fini avec vous. Je voudrais que ce moment soit parfait. Je vous reposerais lentement sur le sable, et glisserais vers votre bas-ventre.
Mes mains s’amuseraient toujours de vos jolis tétons mais déja ma bouche s’afférerait à défaire le noeud de lacets qui scelleraient le tissu cachant votre intimité. Alors mes lèvres exploratrices s’animeraient et voyageraient entre l’intérieur de vos cuisses si douces et votre fruit défendu,
si beau que j’en aurais les yeux émerveillés. Ma langue irait à la recherche du bouton magique et vous délivrerait de cette attente sensuelle, de cette tension sexuelle qui j’imagine vous habite depuis notre départ. Alors une de mes mains irait aider mon muscle lingual et j’irais alors visiter votre abricot, me rappelant que vous adorez ça. Et quand mes mouvements auront produit la dose de miel opportune, je déciderais de me relever, caressant vos jambes que j’écarterais et souléverais un peu, je ferais mon entrée dans la danse. Alors notre union serait parfaite.
Y penser me donne l’effet d’un coup de foudre et il faut à nouveau que je m’excuse d’avoir de telles pensées et de vous les imposer de la sorte, mais je vous aime trop ma mie, bien trop pour pouvoir le cacher.
Je vous désire bien plus chaque jour, et j’ai hâte de vous retrouver.
Votre dévoué serviteur, Florimon, le chevalier Dragon.

Relations épistolaires #2

Lettres du chevalier Dragon à sa chère Reine, 36ème jour d’été

Ce jour, il y a eu une rixe. J’en ai ras le bol de soupe de ces gourgandins qui ne font que s’amuser au dépend des autres. Dois-je vraiment supporter ce bruit qui scarifie le silence si doux à mes oreilles ?!
Je m’emporte. Pardonnez ces grognements de chevalier aigri, et embrassez -ou imaginez du moins- le servant gentilhomme que je suis.
J’espère que vous avez passé une bonne journée, et que vos activités furent pleine de réussite, aussi complexes soient-elles que l’augmentation de la valeur chromatique de votre douce peau.
Je n’oublie pas, bien sur, votre travail assidu dans le bassin aquatique, telle la sirène que vous êtes je suis sur de vous voir à votre retour plus belle que jamais.
Je dois l’avouer, vous me manquez terriblement.
Je ne doute pas que son altesse a d’autres choses en tête que les pensées romantiques de son chevalier, mais j’espère qu’elle a, parfois, en regardant par exemple une de ses magnifiques sculptures de reptiles, une petite pensée pour son Dragon protecteur.
J’ai moi-même, entre deux missions (et parfois pendant je l’avoue), de nombreuses pensées pour vous. Si vous me permettez, il faut que je me confesse.
Voyez-vous, je vous imagine parfois rentrée, et dans ma demeure nous ripaillons à votre santé. Mais les moments appétissants font place à des instants plus délicieux encore. Je vous vois rentrer dans ma chambre, votre classe resplendit et déjà plusieurs nobles ont salué votre beauté et votre allure pendant la soirée. Je suis moi-même profondément troublé, et je vous le confie à genoux tandis que vous souriez et me regardez de haut avec toute votre splendeur. N’y a-t-il eu jamais plus belle femme ? Vous vous éclipsez jusqu’au bord du lit ducal, et je vous suis, les yeux plein d’étoiles et ne lachant pas votre regard si pur. C’est là que vous me sussurez que je vous ai manquée, et il ne m’en faut pas plus pour céder à ces mois d’abstinence volontaire.
Je nous vois unis par des baisers, et notre passion l’emporte sur la raison ! Je m’imagine alors ôter vos vêtements, rapidement, sauvagement, puis vous pousser sur le lit. Je sais que vous aimez quand j’agis différemment de mon tempéremment habituel. Je vous brusque et je suis tel une bête sauvage. Alors vous souriez à pleine dent car vous savez que notre manège commence. Je ne prends pas la peine de tout retirer, vous prenant comme si c’était la dernière fois de notre vie -mais je sais que ça ne le sera pas-, et je goute vos seins pendant que vous criez au rythme soutenu de mes coups de taureau.
Et si je dois finir plus tôt que vous, alors sachez que mon corps entier est vôtre et que je n’arrêterai qu’une fois votre jouissance atteinte ! Lorsque votre coït arrive, enfin vous me reprenez dans vos bras et nos regards ne font qu’un. Et je saurai alors que j’ai bien fait d’attendre des mois votre retour, car vous êtes, ma reine, la plus parfaite des créatures de ce monde.
Le papier me manque pour vous exprimer toute ma hâte de vous rejoindre, et ma lettre de demain vous le laissera comprendre.
Votre dévoué serviteur, Florimon, le chevalier Dragon.